Force essentiellement destinée à assurer en toutes circonstances le maintien ou le rétablissement de l’ordre, la gendarmerie mobile participe aux côtés de la gendarmerie départementale à la sécurité publique générale.
Conformément à la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure du 29 août 2002, l’emploi des forces mobiles obéit à une nouvelle doctrine. Cette doctrine est marquée par une réelle déconcentration et concilie les exigences de sécurité générale avec celles du maintien de l’ordre. Désormais, le préfet de zone de défense devient l’autorité d’emploi des unités disponibles implantées dans son ressort.
Ces unités ont pour mission d’assurer :
• le maintien de l’ordre public ;
• la sécurité générale (lutte contre la délinquance, secours, recherches, ...) ;
• les missions permanentes de la zone ;
• la formation décentralisée.
En outre, la direction générale de la gendarmerie nationale sollicite les régions de
gendarmerie pour assurer les missions dites « nationales ».
Pour la zone de défense de Paris, le préfet de zone bénéficie d’un renfort permanent provenant des autres zones
de défense.
Les missions « nationales » sont les suivantes :
• les missions outre-mer, en Corse et les opérations extérieures (OPEX) ;
• le renfort de la zone de défense de Paris ;
• les opérations dépassant les capacités d’une zone ;
• la sécurité des zones d’affluence saisonnière.
L’escadron, unité de base de la gendarmerie mobile, tant au plan de l’emploi que de l’entraînement, comprend 120 officiers et sous-officiers. Il est articulé en cinq pelotons (un peloton hors rang, trois pelotons de marche et un peloton d’intervention). Ce dernier permet à l’escadron de faire face aux situations les plus critiques. Celui-ci est particulièrement entraîné à la neutralisation d’auteurs d’exactions graves lors d’opérations de maintien de l’ordre ou de police judiciaire.